En cette journée du 8 mars, dite journée de la femme, ou journée de lutte d’émancipation de la femme, je voudrais partager une petite réflexion sur le plan théologique/biblique de la position privilégiée de la femme.

Retournons aux origines de l’Homme sur la terre.

Dieu créa Adamah à partir de la poussière de la terre (Genèse 2:7). Il souffla dans ses narines un souffle de vie et il devint un être vivant. Adam a donc été formé à partir de la terre d’où il tire son nom  (terre = אֲדָמָה en hébreu,   transilié en « ‘adamah »). Cette terre fut prise en dehors du jardin de la présence de Dieu, puisque Eden n’était pas encore planté. Puis Dieu planta le jardin d’Eden, et y amena Adam. Tous les animaux ont été aussi formés à partir de la terre (Genèse 2:19). On peut donc conclure que tous les êtres vivants ont été formés à partir de la poussière de la terre, hors d’Eden. Entre autre, on peut noter le caractère rédempteur de Dieu, de prendre les choses viles pour leur donner une importance.

Il y a toutefois une exception à cela: Eve apparait être le seul être vivant qui n’a pas été créé directement à partir de la poussière de la terre, mais plutôt à partir de la côte de l’homme (Adamah), à partir donc d’un autre être vivant (Genèse 2:22). Voilà donc une particularité de la femme (Eve) qui lui donne la capacité de donner naissance à la vie.

Une autre comparaison extraordinaire, se trouve dans Genèse 2:24  « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. ».  C’est une formidable image de Christ et de l’Eglise. Jésus a quitté le Père pour se donner à l’Eglise, afin de former un seul corps avec elle, dont il est la tête (Ephésiens 5:23).  Jésus est mort sur la croix (s’est endormie comme Adamah) et de son côté l’eau et le sang ont coulé. Cet acte expiatoire donnait légitimement naissance à l’Eglise (comme Eve est tirée de la côte d’Adamah). Jésus, le second Adamah, va être obéissant à Dieu, et pas rebelle comme le premier. Il aime son épouse l’Eglise, mais ne va pas être négativement influencé par elle.

De tout cela, nous constatons que la femme en fait a été copiée sur l’image de l’Eglise, ce mystère formidable si cher à Dieu, et toute l’histoire du monde va se résoudre dans son union avec Christ pour la félicité éternelle. Les femmes devraient donc être fières d’avoir ce privilège de représenter ce grand mystère qu’est l’Eglise pour Christ, et donc affirmer leur identité et leur rôle dans la société tel que Dieu l’a conçu.

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